Bulletin d'information 20-26.01.2020

INFORMATION DE LA CHAINE DE TELEVISION RUSSIA TODAY

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Poutine appelle à un sommet en 2020 des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU

23 janv. 2020, 16:09- Avec AFP

Vladimir Poutine souhaite un sommet en 2020 des dirigeants des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, c'est à dire la Russie, les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni et la Chine, pour «défendre la paix». Dans une intervention ce 23 janvier, lors des commémorations en Israël de la libération d'Auschwitz, Vladimir Poutine a appelé pour 2020 à un sommet des dirigeants des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Russie, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Chine) pour «défendre la paix» face à l'instabilité dans le monde «Un sommet des pays qui ont fait le plus pour défaire l'agresseur [nazi] et créer l'ordre mondial d'après-guerre jouerait un grand rôle pour chercher des réponses communes aux défis et crises contemporaines», a déclaré le président russe, qui prévoit de grandes festivités à Moscou le 9 mai pour marquer la fin de la Seconde Guerre mondiale, en présence de nombreux dirigeants.

«Quel que soit le pays, quel que soit l'endroit du monde, là où ce sera commode pour les collègues, la Russie est prête pour cette conversation sérieuse», a-t-il dit à Jérusalem, affirmant avoir proposé l'idée à «certains» des chefs d'Etat concernés et avoir «vu une réaction positive». «Oublier les leçons du passé, la division face aux menaces, peuvent avoir des conséquences terribles. Nous devons avoir le courage non seulement d'en parler, mais devons tout faire pour défendre et préserver la paix», a-t-il martelé. Selon lui, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité ont «une responsabilité particulière pour sauvegarder la civilisation».

«Je considère que la tenue d'un tel sommet en 2020 serait importante et symbolique, étant donné que nous marquons les 75 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale et de la fondation de l'ONU», a-t-il encore ajouté. La seule crise à laquelle il a fait référence directement est la Libye, après un sommet le 19 janvier à Berlin sur le conflit dans ce pays. La Russie, généralement soutenue par la Chine, s'oppose à l'Occident dans de nombreuses dossiers, allant des guerres en Syrie et en Ukraine à la crise au Venezuela. Les crises autour de l'Iran sont un autre dossier où Russes et Américains s'affrontent. Le Conseil de sécurité de l'ONU apparaît lui souvent impuissant ou paralysé. Durant son discours annuel devant l’Assemblée fédérale (deux chambres du Parlement) le 15 janvier, Vladimir Poutine avait déjà appelé les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, également dotés d’armes nucléaires, à travailler sur une approche commune afin de prévenir une guerre mondiale. Le chef d'Etat avait aussi déclaré que les cinq membres permanents du Conseil de sécurité avaient une «responsabilité particulière [afin] d'assurer le développement durable de l'humanité».
La Russie invite les membres de l'Otan à ses olympiades militaires

24 janv. 2020, 21:57- Avec AFP

La Russie a invité les militaires de 90 pays, dont des membres de l'Otan, à participer cet été à ses «jeux armés internationaux», qui entre autres épreuves comporte un biathlon en char d'assaut. 6 000 militaires sont attendus. 6 000 militaires sont attendus pour la nouvelle édition des «jeux armés internationaux», qui se tiendra du 23 août au 5 septembre, a déclaré le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, au cours d'une conférence de presse retransmise sur le site internet du ministère. Moscou a par ailleurs invité les pays de l'Otan à participer à ces olympiades militaires. La compétition comporte une dizaine d'épreuves liées aux multiples spécialités militaires : saut en parachute, déblayage au bulldozer, démontage et remontage d'armes. L'une des épreuves les plus populaires, le biathlon en char d'assaut, est une course entrecoupée de tirs de précision au canon.

«Pour rendre ces duels encore plus spectaculaires, nous avons augmenté la difficulté des parcours et les critères de notation», a ajouté Sergueï Choïgou. Inaugurés en 2015, ces jeux réunissent surtout des pays d'ex-URSS, des Etats communistes ou jadis communistes (Chine, Vietnam, Angola) ou Etats proches de Moscou (Iran, Inde). Plus de 20 000 militaires, en provenance de 40 pays, y ont déjà participé, selon le ministère russe de la Défense. En 2019, des militaires grecs, dont le pays appartient à l'Otan, avaient pris part à la compétition. Ils avaient décroché la 30e place, sur 39 Etats en compétition. 

Des observateurs dépêchés de France, des Etats-Unis, de Turquie et de Slovaquie, tous membres de l'Otan, avaient assisté aux épreuves. 

https://francais.rt.com/international/70697-russie-invite-membres-otan-ses-olympiades-militaires

Nouveau gouvernement russe : les ministres régaliens maintenus, le secteur social remanié

21 janv. 2020, 18:03    

Après la démission du Premier ministre Dmitri Medvedev, l'exécutif russe a présenté, ce 21 janvier, les membres du nouveau gouvernement, dirigé par Mikhaïl Michoustine. Sa priorité : «Améliorer le bien-être des citoyens russes». Le président russe Vladimir Poutine a rencontré le nouveau gouvernement, ce 21 janvier, quelques jours après la démission du Premier ministre Dmitri Medvedev. «Le [futur] gouvernement est très équilibré», s'est félicité le chef d'Etat, annonçant que de nombreux membres du gouvernement sortant restaient à leur poste.

«Je vous souhaite sincèrement le succès [...] tout le pays y a intérêt» a déclaré Vladimir Poutine lors d'une réunion avec tous les membres du cabinet, au côté du Premier ministre Mikhaïl Michoustine, selon des propos retransmis à la télévision. «La priorité [de ce gouvernement] est d'améliorer le bien-être des citoyens russes» Au total, 12 membres du gouvernement sortant restent ministres et 16 laissent leur place. Les portefeuilles régaliens ne sont guère affectés par le remaniement. Ainsi, Sergueï Lavrov, chef de la diplomatie russe depuis 16 ans, fait partie du nouveau gouvernement et Sergueï Choïgou, ministre de la Défense, reste à son poste. De même pour le ministre de l'Intérieur, Vladimir Kolokoltsev.

C'est en revanche dans les ministères dont les thématiques concernent la vie quotidienne des Russes, que le plus grand nombre de changement a eu lieu. «La priorité [de ce gouvernement] est d'améliorer le bien-être des citoyens russes», a d'ailleurs souligné le chef d'Etat russe. Le ministre sortant du Développement économique Maxime Orechkine va ainsi laisser sa place à Maksime Rechetnikov. La ministre sortant de la Santé Veronika Skvortsova, est remplacée par Mikhaïl Mourachko. Parmi les nouvelles entrées au gouvernement, figurent également Sergueï Kravtsov au ministère de l'Education, Igor Falkov aux Sciences et à l’Enseignement supérieur, Anton Kotiakov au Travail et à la Protection sociale, Oleg Matytsine au Sports ou encore Olga Lioubimova à la Culture.

https://francais.rt.com/international/70543-composition-nouveau-gouvernement-russe-annoncee

Vladimir Poutine à Jérusalem : «Le peuple soviétique a libéré l’Europe du nazisme»          

23 janv. 2020, 22:17

Au cours de son intervention à Jérusalem, le président russe est revenu sur la Shoah et le rôle clé de l'Armée rouge durant la guerre. Pour Vladimir Poutine, «c’est avant tout le peuple soviétique qui mit fin aux projets barbares» des nazis. Vladimir Poutine est intervenu le 23 janvier à Jérusalem lors des commémorations des 75 ans de la libération du camp d'extermination d'Auschwitz par l'Armée rouge, le 27 janvier 1945 par la 100e division du général Krassavine de la 60e armée du Front de Voronej.

Vladimir Poutine a commencé par évoquer le sujet en déclarant : «L’Holocauste, c’est l’extermination intentionnelle d’êtres humains.» «Il faut aussi se souvenir que les nazis préparaient le même sort à bien d’autres peuples : furent déclarés "sous-hommes" les Russes, les Biélorusses, les Ukrainiens, les Polonais, les représentants de beaucoup d’autres nationalités», a-t-il ajouté en assurant que «leur terre natale devait servir d’espace vital aux nazis pour leur assurer une vie dans l’aisance, tandis que les Slaves et les autres peuples devaient subir l’extermination ou l’asservissement au prix de la perte de leur culture, de leur mémoire historique, de leur langue». La mémoire de l’Holocauste ne servira de leçon et d’avertissement que si elle est préservée dans son intégralité, sans être expurgée, sans être tue Le chef d'Etat russe a enchaîné en précisant qu'«en 1945, c’est avant tout le peuple soviétique qui mit fin à ces projets barbares». Pour lui, le peuple soviétique, «comme cela a déjà été dit à l’instant, a défendu sa Patrie et a libéré l’Europe du nazisme». Le président russe est également revenu sur le «lourd tribut» payé par les Soviétiques, ce «qu’aucun peuple n’a jamais imaginé, même en cauchemar : 27 millions de morts». «Nous ne l’oublierons jamais», a-t-il poursuivi, en rappelant que «la mémoire de l’Holocauste ne servira de leçon et d’avertissement que si elle est préservée dans son intégralité, sans être expurgée, sans être tue». Vladimir Poutine a toutefois exprimé ses craintes : «Malheureusement, la mémoire de la guerre et ses leçons, son héritage, font aujourd’hui de plus en plus souvent l’objet de conjonctures politiques, de l’instant présent, du moment. C’est absolument inacceptable. Or, le devoir des responsables politiques d’aujourd’hui et de l’avenir, des acteurs de la vie publique et sociale, c’est de défendre le nom des héros vivants et morts, des civils qui ont été victimes des nazis et de leurs acolytes. Pour cela, il est important d’utiliser toutes les possibilités, qu’elles soient médiatiques, politiques, culturelles, que ce soient l’autorité et l’influence de nos pays dans le monde.» «Je suis convaincu que tous ceux qui sont présents ici dans cette salle, à ce forum, partagent cette préoccupation et sont prêts à défendre avec nous la vérité et la justice», a-t-il conclu.

https://francais.rt.com/international/70639-vladimir-poutine-jerusalem-peuple-sovietique-libere-europe-nazisme

INFORMATIONS DE L’AGENCE D’INFORMATION DE RUSSIE

«SPUTNIK NEWS»

http://fr.sputniknews.com/

La coopération russo-indienne dans le nucléaire civil atteindra-t-elle bientôt l’Afrique?

18:22 22.01.2020

La construction de centrales nucléaires en Afrique sous la direction de la Russie et avec la participation de l’Inde est en cours de discussion, d’après l'ambassadeur indien à Moscou, Venkatesh Varma.

La Russie et l'Inde discutent de la construction de centrales nucléaires en Afrique -notamment en Éthiopie- et au Moyen-Orient, ce que l'ambassadeur indien à Moscou Venkatesh Varma a déjà baptisé de «nouvelle ère de coopération» dans l'énergie nucléaire entre les deux pays.

«Il existe également de bonnes perspectives de coopération entre la Russie et l'Inde dans l'énergie nucléaire dans des pays tiers. Nous travaillons déjà sur ce plan au Bangladesh, la centrale nucléaire de Rooppur est en cours de construction. La Russie est aujourd'hui assez active dans la construction de centrales nucléaires au Moyen-Orient et en Afrique. Cela nous ouvre une nouvelle voie de coopération», a précisé l'ambassadeur.

Selon lui, la Russie et l'Inde pourraient lancer des projets comme la centrale nucléaire de Rooppur en Afrique.

«La Russie a déjà des accords dans ce domaine avec plusieurs pays africains. L'Éthiopie est l'un d'eux, et il y a plusieurs pays au Moyen-Orient. Il s'agira de projets russes mais avec la participation de l'Inde. Les négociations sont encore en cours, mais nous espérons que ce sera une nouvelle ère de coopération entre la Russie et l'Inde dans le domaine de l'énergie nucléaire. Cela est dû au succès de la coopération russo-indienne au Bangladesh», a souligné le diplomate.

La coopération russo-indienne au Bangladesh

La Russie est l'un des principaux partenaires de l'Inde dans le domaine de l’utilisation pacifique de l'énergie nucléaire. Moscou et New Delhi coopèrent ainsi dans la construction de la centrale nucléaire de Rooppur. L'exploitation industrielle de la première centrale électrique est prévue pour 2023 et celle de la deuxième pour 2024.

La Russie bientôt deuxième producteur d’or mondial? «Elle sait que le système financier n’est pas viable»

17:44 21.01.2020

La Russie s’apprêterait à doubler l’extraction d’or sur son territoire afin d’en devenir le deuxième producteur mondial, devant l’Australie et derrière la Chine. Et cela alors que Moscou a encore augmenté massivement son stock en décembre. Philippe Herlin, chroniqueur pour Or.fr, nous aide à décrypter l’amour russe pour le métal jaune.

Ruée vers l’or à la russe. D’après les informations de Gold Telegraph, reprises par Or.fr, la Russie s’apprêterait à doubler ses extractions d’or, pour devenir le deuxième producteur mondial, devant l’Australie et derrière la Chine. Une information qui, si elle venait à se confirmer, montrerait encore davantage que Moscou a clairement décidé de miser sur le précieux métal.

La Russie n’en finit plus d’augmenter ses réserves de métal jaune. En décembre, sa Banque centrale a augmenté son capital or de 159 tonnes, le portant à 2.270,56 tonnes, soit 73 millions d’onces. Le pays est aujourd’hui le cinquième détenteur mondial derrière la France (2.436 tonnes), l’Italie (2.452 tonnes), l’Allemagne (3.370 tonnes) et les États-Unis (8.133,5 tonnes).

Si la Russie a été le pays qui a le plus acheté d’or en 2019, elle est loin d’être la seule à convoiter le précieux métal. Les Banques centrales de nombreux pays acquièrent de l’or en quantité. Les achats de métal jaune par ces dernières ont augmenté de 12% entre janvier et septembre 2019, selon le Conseil Mondial de l’Or (World Gold Council), alors que 2018 avait déjà été une année record en 50 ans avec 651,5 tonnes d’or vendues aux différentes Banques centrales du globe.

Philippe Herlin, docteur en économie du Conservatoire National des Arts et Métiers, auteur de «L’or, un placement d’avenir» aux éditions Eyrolles et chroniqueur pour le site Or.fr, livre à Sputnik France son analyse de cette ruée vers l’or.

Sputnik France: Comment expliquez-vous cet attrait de la Russie pour l’or?

Philippe Herlin: «Ce que fait la Russie s’inscrit dans un mouvement global. Elle est loin d’être la seule à s’intéresser à l’or. Par exemple, vous avez la Chine qui est le premier producteur mondial et qui s’emploie à garder pour elle l’or qu’elle extrait, ce vers quoi s’oriente la Russie. C’est une approche très nationale. Depuis plusieurs années, il y a une volonté de certaines Banques centrales, notamment celles des pays producteurs de pétrole ou d’Asie, de se remettre à racheter de l’or. Elles le font dans une démarche visant à moins dépendre du dollar et des bons du Trésor américains.»

Sputnik France: L’augmentation massive des réserves d’or de la Russie joue donc un rôle dans sa volonté de dédollarisation?

Philippe Herlin: «Tout à fait. Mais cela ne se traduit pas uniquement par l’or. Par exemple, les Chinois signent des accords avec des Banques centrales d’Asie pour que le yuan remplace progressivement le dollar comme monnaie de transaction. Mais disons que l’or apporte une crédibilité, une assurance et une sécurité au rouble ou au yuan par rapport aux contractants. Les États-Unis, bien que premiers détenteurs d’or au monde, comptent surtout sur leur puissance économique et militaire pour donner confiance dans le dollar. La Russie a d’autres cartes à jouer. Elle doit insister sur l’or pour crédibiliser le rouble.»

Sputnik France: Voir autant de Banques centrales se ruer sur l’or est-il le signe que quelque chose de grave se prépare sur la planète économie?

Philippe Herlin: «On voit en prenant du recul que la quantité de dettes, qu’elle soit publique ou privée, ne cesse d’augmenter dans le monde. On a dépassé le record de 2008 avant la crise. Des pays comprennent que ce système financier n’est pas viable à terme. Dans un tel cadre, revenir à l’or, qui est la monnaie multimillénaire et la devise de confiance absolue, est une façon pour un certain nombre de pays de se préparer à une future crise financière et bancaire.» 

https://fr.sputniknews.com/economie/202001211042941158-la-russie-bientot-deuxieme-producteur-dor-mondial-elle-sait-que-le-systeme-financier-nest-pas/

La Russie bloque une messagerie cryptée utilisée pour des milliers d'alertes à la bombe

12:52 23.01.2020

La Russie a identifié la messagerie cryptée Startmail.com, basée aux Pays-Bas, comme la plateforme qui a été utilisée depuis novembre pour envoyer des milliers de fausses alertes à la bombe et perturber le fonctionnement de nombreux services publics.

La messagerie Startmail.com basée aux Pays-Bas a été identifiée par le Service fédéral de sécurité (FSB) russe comme source de milliers d'alertes à la bombe en Russie.

Le FSB indique que plusieurs alertes à la bombe, «toutes mensongères», ont affecté depuis le 28 novembre 2019 les tribunaux de 16 régions russes ainsi que plus de 16.000 autres institutions comme des «écoles, des jardins d'enfants, des hôpitaux, des transports en commun, des centres commerciaux, etc.»

Face au refus de Startmail de fournir les données personnelles des auteurs des messages, le gendarme des télécommunications Roskomnadzor aurait limité l'accès en Russie au site de cette messagerie qui se dit spécialisée dans la préservation de l'anonymat de ses utilisateurs. Avec l'utilisation d'un VPN (réseau virtuel privé), le service reste accessible.

«Nous comprenons bien que... cela ne va pas fermer totalement le robinet des messages des malfaiteurs, mais nous considérons que ça va compliquer leur action et réduire son ampleur», a expliqué Roskomnadzor.

INFORMATIONS OFFICIELLES

DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES DE LA FEDERATION DE RUSSIE

http://fr.mid.ru/fr/main_fr

Allocution de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie par intérim, lors de l'assemblée générale du Conseil russe pour les affaires internationales, Moscou, 21 janvier 2020

21 janvier 2020 18:58

Monsieur Ivanov,

Chers collègues et amis,

Cette nouvelle réunion des membres du Conseil russe pour les affaires internationales n'est pas tout à fait ordinaire parce que dans deux semaines, le 2 février 2020, cela fera dix ans qu'a été signé le décret présidentiel sur la création du partenariat à but non lucratif "Conseil russe pour les affaires internationales". Je voudrais profiter de l'occasion pour vous féliciter, de nous féliciter, à l'occasion de cette date-anniversaire.

Au cours de ces années, le Conseil a créé ses propres traditions, très durables et intéressantes. Au Ministère des Affaires étrangères, nous tenons en grande estime les relations de camaraderie avec le Conseil, qui est devenu un véritable think tank en matière de relations internationales aussi bien à l'échelle nationale que sur la scène mondiale. Nous apprécions les efforts du Conseil pour alimenter intellectuellement l'activité de la diplomatie populaire, ainsi que son accompagnement d'analyse et d'expertise de la ligne du pays en politique étrangère.

Cela a une importance particulière aujourd'hui, dans un contexte où la situation dans le monde n'est pas seulement complexe, mais également explosive et imprévisible. Le contenu de l'étape actuelle des relations internationales a été exposé en détail par le Président russe Vladimir Poutine  lors de ses dernières allocutions, et il en a été question également pendant les activités organisées au Ministère des Affaires étrangères.

Pour résumer, nous nous trouvons au cœur d'une longue époque historique qui se caractérise par un processus objectif de formation d'un système multipolaire d'ordre mondial plus démocratique et juste. La formation de ce système s'accompagne d'une sérieuse lutte entre ceux qui contrôlaient depuis des siècles toutes les affaires sur notre planète et les centres mondiaux de puissance économique et d'influence politiques nouveaux ou renaissants.

Bien évidemment, l'humanité est perdante du fait que certains de nos collègues occidentaux continuent de penser dans la logique non pas d'hier mais d'avant-hier dans l'espoir de rétablir leur domination globale passée. Sachant que parfois, ils agissent de plus en plus impulsivement et agressivement.

Je voudrais mentionner la situation relative à l'architecture de stabilité stratégique mondiale, qui est de facto détruite à l'heure actuelle. Deux des trois traités angulaires, l'ABM et le FNI, ont déjà été détruits par les Américains. Le traité START, dernier instrument de stabilité stratégique, est en suspens. Les propositions russes pour sa prolongation ont été préalablement envoyées à nos partenaires américains et réaffirmées plusieurs fois publiquement, notamment par le Président russe Vladimir Poutine. Nous n'avons toujours pas reçu de réponse, et constatons un mouvement dans le sens opposé: la hausse de la tension dans le secteur de la stabilité stratégique et des armes nucléaires. De plus, l'Otan s'engage dans un jeu très dangereux pour étendre son activité opérationnelle à de nouveaux secteurs - l'espace et le cyberespace.

Nous avons déclaré à plusieurs reprises que cette ligne s'expliquait en grande partie par la tentative d'introduire dans le quotidien le concept d'un "ordre mondial basé sur des règles", dans une tentative de substituer l'infrastructure juridique internationale créée après la Seconde Guerre mondiale au centre de laquelle se trouve l'Organisation des Nations unies.

La réticence à s'y tenir et à élaborer de nouvelles règles du jeu universelles qui seraient codifiées dans les normes du droit international aggrave le déficit de confiance. Ce qui engendre de nouveaux foyers d'instabilité et des conflits. Le risque que toute confrontation locale puisse dégénérer en menace pour toute la communauté internationale est décuplé.

Vous le savez, la Russie ne se limite pas à la critique. Nous essayons de promouvoir un agenda interétatique constructif mutuellement acceptable en s'appuyant sur le rôle de coordination central de l'Onu, comme cela est fixé dans sa Charte, en s'appuyant sur les valeurs de la Charte, notamment l'égalité souveraine des États, la non-ingérence dans les affaires intérieures, et le règlement pacifique des litiges.

Nous restons ouverts au dialogue le plus sérieux sur les principes fondamentaux d'un ordre mondial stable. Nous n'y sommes pas simplement ouverts: nous avançons des propositions en la matière. Comme l'a souligné le Président russe Vladimir Poutine devant l'Assemblée fédérale de la Fédération de Russie, un rôle particulier doit être joué par les pays du "quintet" nucléaire - les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies. Nous poursuivrons le travail pour impliquer la responsabilité de ces principaux pays.

Malheureusement, nos partenaires occidentaux, qui mènent une ligne visant à contenir la Russie, ont intentionnellement gelé ou fermé de nombreux formats de dialogue et les canaux de communication bilatéraux entre la Fédération de Russie et l'Union européenne, ainsi que dans le cadre du Conseil Otan-Russie. Dans ces conditions grandit objectivement le rôle des "pistes secondaires" et des canaux de communication informels, dont fait partie à juste titre le Conseil russe pour les affaires internationales.

Le Conseil a un statut indépendant. Cela permet de faire appel à des avis et à des points de vue diversifiés, y compris opposés. Les statistiques de l'activité du Conseil parlent d'elles-mêmes. Igor Ivanov en parlera plus en détail. Si je comprends bien, plus de 100 activités ont été organisées en un an avec la participation d'experts russes et étrangers. Notamment de grandes conférences consacrées aux relations entre la Russie et la Chine, le Moyen-Orient, l'Occident, l'Inde et d'autres grands pays et organisations.

Nous apprécions particulièrement le travail analytique du Conseil. L'an dernier ont été réalisées plusieurs publications de qualité, notamment des prévisions qui aident réellement à élaborer des propositions concrètes pour les autorités du pays afin de promouvoir la politique étrangère de la Fédération de Russie.

Je voudrais également noter l'activité éducative traditionnelle très utile du Conseil russe pour les affaires internationales. Conjointement avec ses partenaires, le Conseil a mis en place l'an dernier deux écoles pour les jeunes experts. Plus de 80 étudiants d'universités russes et étrangères ont suivi un stage au Conseil, notamment américains, britanniques, coréens et asiatiques. Les déjeuners avec les experts, le concours de jeunes journalistes internationalistes et les webinaires sont de nouveaux formats qui ont fait leurs preuves. Le site du Conseil est l'une des sources les plus reconnues et faisant autorité sur les questions de politique étrangère. J'ai appris avec satisfaction - et une agréable surprise - que le nombre d'experts qui y contribuent approche des mille personnes. C'est un collectif très solide d'auteurs qui permet de tenir compte de tout l'éventail d'avis faisant autorité dans le domaine de la politique internationale. Il est réjouissant que parmi les auteurs du site figurent de nombreux jeunes spécialistes.

Collègues, Cette année nous célébrons deux grandes dates: le 75e anniversaire de la Victoire dans la Grande Guerre patriotique, ainsi que le 75e anniversaire de la création de l'Organisation des Nations unies. Vous connaissez le fond médiatique qui accompagne la préparation de ces anniversaires. Je suis certain qu'en l'occurrence nous devons nous appuyer fermement sur les faits historiques et les matériaux d'archives. La Russie est ouverte comme jamais à leur publication, à informer le grand public de ces documents d'archives. Je pense que dans le travail scientifique et pratique du Conseil, ce thème occupera une grande place cette année et dans les mois à venir, et que tout le potentiel d'expertise et d'analyse du Conseil sera exploité pour que le dialogue à ce sujet ne soit pas politisé et laisse l'histoire aux historiens, empêche les tentatives de réécrire l'histoire de la Seconde Guerre mondiale, ses résultats, ainsi que de jeter le discrédit sur les héros de la Grande Guerre patriotique, sur les libérateurs de l'Europe.

Sur ce, je voudrais terminer mon allocution et souhaiter de nouvelles réussites à ce collectif très bon et amical.

Extraits de la conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Moscou, 23 janvier 2020

23 janvier 2020 20:42

Sur la présidence russe de l'OTSC, de l'OCS et des Brics en 2020

Je voudrais profiter de cette première conférence de presse pour rappeler que depuis le 1er janvier 2020, la Fédération de Russie a pris officiellement la présidence des organisations internationales et associations interétatiques importantes que sont les Brics, l'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) et l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS).

Le Président russe Vladimir Poutine a défini les axes prioritaires de la présidence russe au sein de chacune des structures mentionnées. Il est possible d'en prendre connaissance et de les utiliser régulièrement car les rubriques dédiées seront mises à jour sur les sites officiels de la présidence russe des Brics, de l'OTSC et de l'OCS: www.brics-russia2020.rucstorussia2020.mid.ruwww.sco-russia2020.ru. Vous y trouverez également des informations d'actualité sur les activités prévues à différents niveaux, les documents adoptés à l'issue des réunions et les résultats du travail accompli.

Sur l’anniversaire de la libération du camp de concentration d'Auschwitz par les forces soviétiques

Vous le savez, le Président de la Fédération de Russie se trouve en Israël où il a prononcé un discours lors de l'inauguration du monument "Cierge de la mémoire" érigé en hommage aux habitants et aux défenseurs de Leningrad assiégée. Le Président a évoqué le fait que le 27 janvier 1944 avait été tournée l'une des pages les plus dramatiques et héroïques de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale avec la levée définitive du siège de Leningrad. Ce discours est disponible sur le site officiel du Kremlin.

Je voudrais dire quelques mots sur le 27 janvier 1945, quand les forces soviétiques ont libéré le camp de concentration nazi d'Auschwitz-Birkenau, où ont été cruellement torturés et tués des millions de personnes. Je rappelle que sur décision de l'Onu, cette date a été proclamée en 2005 Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l'Holocauste. La Russie était coauteur de la résolution de l'Assemblée générale des Nations unies à ce sujet.

Malheureusement, force est de constater qu'aujourd'hui, dans de nombreux pays, y compris parmi ceux qui se qualifient de "modèle de démocratie", nous assistons à des phénomènes honteux comme la glorification de l'activité des hitlériens et de leurs adeptes, ainsi que la réécriture de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale. Nous assistons à une guerre criminelle (auparavant nous parlions de déloyale, d'indigne, mais aujourd'hui nous disons les choses telles qu'elles sont sans formuler de phrases diplomatiques) contre les monuments aux guerriers de l'Armée rouge, qui ont donné leur vie pour libérer l'Europe de la peste brune, que plusieurs pays membres de l'UE, notamment la Pologne, détruisent et profanent.

La Russie est fermement opposée aux tentatives de falsifier l'histoire et à la réhabilitation rampante du nazisme. A cet égard, notre pays soumet chaque année à l'Assemblée générale des Nations unies un projet de résolution sur la lutte contre la glorification du nazisme, du néonazisme et d'autres pratiques qui contribuent à alimenter les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée. Une nouvelle fois, cette résolution a été adoptée le 18 décembre 2019 pendant la réunion plénière de la 74e session de l'Assemblée générale des Nations unies. Ce document a été approuvé à une grande majorité (133 voix pour avec 52 abstenus et 2 contre). Pour la première fois, le nombre de coauteurs de la résolution a atteint 62 États.

Ces dernières années, à l'initiative de la Russie en tant que principal auteur, l'inadmissibilité de toute tentative de nier l'Holocauste a été ajoutée au texte de la résolution.

Sur les activités dans le cadre de l'Année de l'art populaire et des artisanats

Cette année se déroulera sous signe de l'art populaire. Dans notre pays, elle a été proclamée "Année des artisanats". Plusieurs activités intéressantes se dérouleront, auxquelles nous voudrions nous joindre.

Je voudrais attirer votre attention sur ce que nous disons régulièrement: nous réalisons et poursuivrons activement la pratique de popularisation de la cuisine russe et des artisanats populaires russes. Dans le cadre des conférences de presse et en profitant de la plateforme du Centre de presse du Ministère russe des Affaires étrangères, nous vous informerons au maximum de nos possibilités et traditions. Tout cela en lien avec l'Année de l'art populaire et des artisanats en 2020 conformément au décret du gouvernement de la Fédération de Russie dans le cadre de la stratégie de la politique culturelle nationale d'ici 2030.

Nous organiserons des présentations et des expositions au Centre de presse du Ministère en collaboration avec l'Association des artisanats créatifs populaires de Russie, le projet fédéral Carte gastronomique de la Russie, ainsi que les représentations des régions de la Fédération de Russie à Moscou. Nous vous y inviterons régulièrement. Suivez les annonces.

De plus, j'invite non seulement nos artisans traditionnels qui font partie des associations, mais également les productions, les artels qui se trouvent dans des régions reculées. Écrivez-nous et nous vous soutiendrons volontiers, nous parlerons de vous, nous vous présenterons au public étranger via les correspondants.

INFORMATIONS DU SITE «RUSSIA BEYOND THE HEADLINES FR»

https://fr.rbth.com/

La Tchoukotka a augmenté de plus de 70% son extraction du gaz naturel en 2019

20 JANV 2020

L’extraction de gaz naturel en Tchoukotka, ce district autonome situé à l’extrémité Nord-Est de la Russie, a atteint en 2019 le seuil de 65,5 millions de m3, soit une hausse de 72% par rapport à l’année précédente, est-il annoncé sur le site web officiel du gouvernement local.

« Il s’agit de l’augmentation la plus considérable parmi toutes les ressources du sous-sol par rapport à l’année 2018. (...) Entre janvier et décembre 2019, près de 65,5 millions de m3 de gaz ont été extraits dans la région », est-il déclaré.

En outre, l’extraction de charbon a crû de 16% pour atteindre près de 833 000 tonnes, tandis que celle de l’or a augmenté de 1%, ce qui constitue près de 24,5 tonnes.

L’extraction de l’argent est, quant à elle, évaluée à 111 tonnes, soit une hausse de 250 kg sur 12 mois.

TED: les meilleures présentations d’intervenants russophones

22 JANV 2020

Nos conférenciers savent jeter un regard neuf sur l'histoire, expliquer pourquoi vous devez collaborer avec l'intelligence artificielle et pourquoi tout le monde a besoin d'un drone en laisse.

https://fr.rbth.com/lifestyle/84140-ted-intervenants-russophones